La description et les évolutions noyaux de la machine avant update (sous hardy donc) sont donnés ici

Pour résumer, cette machine tourne depuis plus de 2 ans sur un noyau perso (le dernier en date étant le 2.6.32.27) sans initrd.
J'installais les drivers nvidia depuis le binaire proprio (xxxx.run) récupéré chez nvidia et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Gdm n'était pas lancé automatiquement au démarrage (je préfére effectuer les maj en console puis démarrer l'interface graphique ensuite, ça peut éviter des mauvaises surprises lors du prochian reboot).
Un vmware-server-2.0.2 faisait gentimment tourner une vingtaine de vms (pas toutes en même temps hein ! :)

Petit détail qui a son importance (on le verra par la suite): j'avais défini un mot de passe pour root




Ayant déjà vécu récemment un upgrade vers un 10.04 sur une machine ubuntu 8.0.4 (LTS donc !) qui s'était soldé par une réinstall complète, je décide donc d'upgrader à ma mode (sachant que cette méthode
a maintes fois fonctionné sans aucun problème sur debian).

Je ferme ma session gnome et en mode texte je modifie le sources.list en remplacant toutes les occurences hardy par lucid. Un petit d'apt-get update puis apt-get dist-upgrade et normalement le tour est joué.

Donc ça commence par télécharger près d'1 Go de paquets (faut avouer que ça torche côté serveurs) et la mise à jour commence. Pas bien longtemps puisqu'elle se gaufre lamentablement sur l'install d'un paquet lié à l'imprimante
(j'avoue que je n'ai pas noté le nom exact mais c'était un truc banal genre brother-ppd-driver.....deb) .

Pas de lézard un coup de :

dpkg -i --force-all /var/cache/apt/archives/le-paquet.deb

et je relance la moulinette par:

apt-get install -f   puis apt-get dist-upgrade

Je me prendrais encore 2 erreurs sur certains paquets qui m'obligeront à refaire la même manip.... Passons...quoique je me demande ce que peut ressentir un "newbie" (le terme n''est pas péjoratif) qui viendrait du monde windows...

Et c'est terminé... Instant magique: je reboote... et bingo ! : le "système" ne trouve pas le / (génant tout de même). Il me propose donc de "passer" (!) ce montage (honnétement je ne vois pas ce que je pourrais faire sans le / m'enfin...) ou de passer
en mode manuel. N'ayant donc pas d'autre choix je tape M et je me retrouve en console ou on m'invite gentimment à fournir le mot de passe de root pour effectuer une maintenance ou de taper ctrl-d. Je rentre le pass de root, vérifie par un cat /proc/partitions que
mes disques sont toujours là (on ne sait jamais :) mais je découvre également qu'udev n'a pas fait son boulot car je n'ai aucun periph /dev/sd*. Pour le fun je joue un peu avec mknod (mknod /dev/sda c 8 0 ... etc...) histoire de pouvoir enfin monter ce !t#$!.. de système de fichiers mais je ne
suis guère plus avancé, d'autant qu'il n'y a pas eu de logs d'écrits dans /var, cette partition n'étant bien sûr pas montée non plus.

Je compare les règles udev par rapport à la dernière machine installée et je fais le ménage dans /etc/udev/rules.d.

Je tente un reboot qui ne reboote pas et je redémarre à la sauvage la machine.... pour me retrouver au même point. Cette fois j'opte pour un ctrl-d histoire de voir mais là : machine figée !

Aie aie aie Ubuntu est un mot africain signifiant "je suis blagueur"... sauf que ça ne me fait pas vraiment rire...

Dernière tentative avant le reformattage: reboot, give root password, création des periphs dans /dev puis init 2... Ca progresse mais je ne le sens pas... En effet il m'est impossible de me logguer sur le tty1. Ca passe sur les 2,3,4.
L'affichage en mode texte étant tout de même spartiate, je monte l'interface eth0 à la mano, lance ssh puis essaie de me connecter depuis une autre machine: ERREUR (ça en devient presque risible): impossible d'allouer un PTY: ben oui, udev
ne s'est toujours pas réveillé.

Bref ça me gonfle et sachant que mon /home et mes vms sont sur des partitions différentes (c'est un réflexe essentiel à mon avis: en dépit du "Utiliser un disque entier (recommandé pour les débutants)" qui est généralement affiché sur les nouvelles installs), je sors
le cd ubuntu-10.04-amd64. Evidemment on pourrait me dire à ce moment : pourquoi ne pas avoir opter pour la squeeze puisque, à priori, Ubuntu ne te satisfait pas: tout simplement parce que j'avais un peu de temps cette semaine et que je n'avais pas envie de me taper quelques dizaine de paquets à mettre à jour chaque fois que j'allumerai ma machine jusqu'à la sortie de la version stable. De plus je n'étais pas sûr que mes préférences/fichiers (messagerie notamment) soient organisés de la même façon chez ubuntu et debian.

La réinstall s'est déroulée correctement (j'ai juste reformatté / et /var en ext4). Ensuite début du grand ménage: apt-get remove network-manager, apparmor, evolution), désactivation des gadgets à la con (gwibber, gestionnaire bluetooth, ubuntu one.

C'est pas fini: il me reste à installer le driver nvidia et surtout recompiler les modules pour vmware-server-2.0.2. Côté nvidia cela s'est passé correctement. J'ai laissé le truc installer la version 173 du pilote proprio (pour info sur la précédente conf j'étais en 260 .. je verrais cela plus tard)

Côté vmware, les modules se compilaient correctement sur mon noyau perso (téléchargé sur kernel.org): je ne pensais pas trop galérer: que nenni !!! Impossible de compiler le module vmci... Chasse aux patchs/trucs/astuces et enfin ça tourne: à ce propos je laisse les sources
utilisées à cet emplacement  (le tarball contient les .tar à recopier dans /usr/lib/vmware/modules/source  et le vmware-config.pl à recopier dans /usr/bin)

Reste que la version de firefox installée par défaut (version 3.6.13) n'est pas compatible avec vmware (là il faut bien avouer que ça n'est plus du ressort d'Ubuntu ..). J'ai donc téléchargé sur ftp.mozilla.org une version 3.0.19 que j'ai installée comme suit:

root@p733:/home# mkdir  vmware

root@p733:/home# chown pme:pme vmware

root@p733:/home# cd vmware

root@p733:/home/vmware# wget ftp://ftp.mozilla.org/pub/firefox/releases/3.0.19-real-real/linux-i686/fr/firefox-3.0.19.tar.bz2

root@p733:/home/vmware# tar jxvf firefox-3.0.19.tar.bz2

Mais là attention: il s'agit d'une version 32 bits. Donc il faut installer le nécessaire:

root@p733:/home/vmware# apt-get install ia32-libs

root@p733:/home/vmware# cd firefox

root@p733:/home/vmware/firefox# CTRL-D

Je repasse en user puis démarre firefox en créant un profil dédié:

pme@p733:/home/vmware/firefox$ ./firefox -profilemanager

J'ai ensuite installé dans /usr/local le paquet java qui va bien pour cette instance de firefox (récupéré chez www.java.com) :  jre-6u23-linux-i586.bin

La déclaration des plugins s'effectue simplement:

pme@p733:/home/vmware/firefox/plugins$ ll
total 16532
drwxr-xr-x  2 pme pme     4096 2010-12-30 14:57 .
drwxr-xr-x 14 pme pme     4096 2010-12-31 14:22 ..
-rw-r--r--  1 pme pme 11958704 2010-11-12 01:17 libflashplayer.so
lrwxrwxrwx  1 pme pme       43 2010-12-30 14:52 libnpjp2.so -> /usr/local/jre1.6.0_23/lib/i386/libnpjp2.so
-rwxr-xr-x  1 pme pme    15792 2010-03-13 03:47 libnullplugin.so


Encore une chose: les touches de direction ne sont plus actives sur les vms. Il faut donc modifier le fichier /etc/vmware/config en y ajoutant le contenu de ce fichier



Au final je retrouve tout de même une machine fonctionnelle mais franchement je ne recommanderais pas/plus ubuntu à qui que ce soit.

Je vois d'ici les ubunteros qui vont crier à l'imposture mais soyons clairs: j'ai opté pour linux car je ne supportais pas que ce soit un OS qui me dicte ma façon de bosser sur une machine. Or, il se trouve qu'avec ubuntu on se rapproche de plus en plus de cet état de fait.


Exemple: j'aime mieux démarrer ma machine en mode texte et lancer un petit startx quand j'en ai besoin. Cela me permet d'effectuer mes mises à jour AVANT que l'interface graphique ne soit chargée et cela a toujours très bien fonctionné. Maintenant il va falloir chercher COMMENT pourvoir
retrouver ce comportement.
A priori il faut aller dans /etc/init et renommer le gdm.conf en .disable ou le déplacer ailleurs. Mais j'ai lu également qu'il peut être nécessaire de modifier le /etc/default/gruben mofiant cette ligne: GRUB_CMDLINE_LINUX="text" .

Tests effectué le 01/01/2011: ça fonctionne... c'est déjà ça


J'aime bien aussi compiler mon noyau: je n'ai pas besoin d'initrd et je sélectionne uniquement les options nécessaires à ma machine. De fait la différence est éloquente:

config-ubuntu-2.6.32.27               config-perso-2.6.32.27

Je n'ai pas encore recompilé le noyau (en utilisant donc la nouvelle version de gcc ) mais je gage que les emm.... ne sont pas terminés...

Je passe les détails sur les dépôts à activer si vous souhaitez pourvoir lire/écouter des mp3/avi/ . Petite remarque: vlc ne m'affichait aucune vidéo mais le son fonctionnait: j'ai installé le nécessaire gstreamer-plugins-good/bad pas mieux.
En fait il suffisait simplement de réinitialiser le cache (Outils => Préférences => Cliquer sur rétablir les préférences )


Pour thunderbird: j'utilisais funambol et lightning et je synchronisais mes taches depuis mon serveur sur lequel toune Egroupware. Marche plus :)  Pour lightning il faut fouiller un peu et on tombe sur une version beta qui, ma foi, se comporte plutôt bien:

http://releases.mozilla.org/pub/mozilla.org/calendar/lightning/releases/1.0b2rc3/contrib/linux-x86_64/    => ATTENTION: notez bien que le numéro de version évoluera sans doute...

Pour Funambol.... c'est plus chaud. Il faudra attendre ou s'il y a des programmeurs dans la salle on a besoin d'eux (cf  https://mozilla-plugin.forge.funambol.org/ )

"Experimental downloads for Thunderbird 3 are NOT available: if you're a developer please consider contributing to the project."

Mias ça progresse déjà:  https://guust.tuxes.nl/~bas/wordpress/?p=47




Ah j'allais oublier: le détail qui tue. La "base de registres" appelons là comme cela puisqu'on est presque dans le monde windows est elle aussi très joueuse: jugez plutôt:


editeur de conf



Voili voilou, les commentaires sont les bienvenus...